Madame Marie-Béatrice LEVAUX / « Après Erevan, quels enjeux pour une Francophonie dynamique en France ? »

Marie-Béatrice LEVAUX, Membre du Conseil économique, social et environnemental,

Référente pour la francophonie, intervenait le 6 novembre 2018 au Sénat sur le thème suivant :

« Après Erevan, quels enjeux pour une francophonie dynamique en France ? »

Aujourd’hui, la francophonie regroupe plus de 274 millions de personnes sur les 5 continents et la langue française est la 5ème langue la plus parlée au monde. Les projections les plus optimistes, fondées sur l’évolution démographique attendue de l’Afrique, tablent sur 750 millions de francophones à l’horizon 2050.

Marie-Béatrice LEVAUX, qui faisait partie de la délégation du Président de la République lors du XVIIème Sommet de la Francophonie les 11 et 12 octobre à Erevan (Arménie), a notamment été rapporteure de l’avis du CESE adopté le 10 janvier 2018 et intitulé : « Le rôle de la France dans une francophonie dynamique ».

Parmi ses préconisations phares, le Conseil souhaite clarifier les missions de la Francophonie multilatérale en la recentrant sur l’éducation. Le CESE recommande à la France, membre fondateur et premier contributeur de la Francophonie, de s’impliquer plus dans l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et dans l’espace géoculturel francophone. Enfin, le CESE, en tant que chambre de la société civile organisée, préconise de resserrer les liens entre les différentes sociétés civiles de cet espace géoculturel.

 Par ailleurs, Mme LEVAUX a également rapporté une résolution adoptée par le CESE le 25 septembre dernier avant le Sommet de l’OIF appelant à un renforcement du rôle de société civile organisée dans l’espace international francophone.

Devant les membres du Cercle Richelieu Senghor, elle a rappelé que la Francophonie institutionnelle peut jouer un rôle politique crucial, en particulier sur les enjeux liés à l’accès à l’éducation et à l’apprentissage, qui figurent parmi les objectifs de développement durable fixés par l’Organisation mondiale des Nations-Unies. Dans cette perspective, la résolution adoptée par le CESE promeut une reconnaissance renforcée du rôle des membres de la société civile organisée dans l’espace international francophone. Le Conseil appelle ainsi à l’organisation d’un Forum de la société civile organisée, associant l’ensemble des acteurs et actrices concernés, les CES et institutions similaires et l’UCESIF (Union des Conseils Economiques et Sociaux et Institutions Similaires Francophones), afin de permettre à ces parties prenantes de porter leurs préoccupations et celles des citoyens et citoyennes auprès des chefs d’Etat de l’espace international francophone.

 Mme LEVAUX était accompagnée de M. Michaël CHRISTOPHE, Conseiller diplomatique du CESE et Secrétaire général de l’UCESIF, qui a notamment présenté les enjeux pour le CESE du projet de loi constitutionnelle « pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace », adopté par le Conseil des ministres le 9 mai dernier et dont la discussion reprendra à l’Assemblée nationale à la mi-janvier 2019 après avoir été interrompue courant juillet. A l’issue de cette réforme, le CESE serait amené à devenir la « Chambre de la Société Civile ».

Texte de l’avis du CESE, janvier 2018

Résolution CESE sept 2018_sommet_mondial de la francophonie

Introduction Alban Bogeat :

Comme vous le savez, c’est maintenant Madame la Sénatrice Catherine Morin-Desailly, Présidente de la Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication du Sénat qui parraine le Cercle Richelieu Senghor. Mme Morin-Desailly avait prévu d’être avec nous pour ce dîner-débat mais elle a été retenue par des impératifs sénatoriaux.

Aujourd’hui notre invitée est Madame Madame Marie-Béatrice LEVAUX, référente Francophonie du CESE, le Conseil économique, social et environnemental, qui constitue, rappelons-le, la 3ème assemblée de la République, une assemblée consultative composée de représentants de la société civile. Assemblée consultative certes, mais aussi force de proposition, comme nous le verrons.

Chère Madame Levaux, vous avez choisi d’intervenir sur le thème :

« Après Erevan, quels enjeux pour une Francophonie dynamique en France ? »

C’est à Erevan, capitale de l’Arménie, que s’est déroulé le mois dernier le 17ème sommet de la Francophonie auquel vous avez pris part.

Je rappellerai que début juillet le Cercle Richelieu Senghor a obtenu son accréditation officielle comme partenaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Cette accréditation m’a permis de participer en septembre à la conférence des ONG francophones, dont le but était de réunir les propositions de la société civile avant le sommet des chefs d’Etat.

Cette conférence, qui rassemblait plus d’une centaine d’associations du monde entier m’a fourni l’occasion de nouer de nombreux contacts très enrichissants, dont plusieurs ont participé depuis aux activités du Cercle, et c’est encore le cas ce soir.

Chère Mme LEVAUX, vous avez participé au Sommet de la Francophonie à Erevan, mais vous avez aussi présenté en janvier dernier un rapport qui illustre le rôle de force de proposition du CESE dont je parlais tout à l’heure: il s’agit d’un « avis » du Conseil Economique Social et Environnemental, dont vous étiez la rapporteure, et qui s’intitule « le rôle de la France dans une francophonie dynamique ».

Sans entrer dans son contenu, je dirai simplement que ce rapport présente des préconisations concrètes pour une feuille de route politique de la Francophonie. L’accent y est mis sur les préoccupations majeures auxquelles doit faire face la francophonie comme l’accès à l’éducation, l’offre audio-visuelle, la création artistique, ou encore l’accès au numérique.

Dans cet avis on retrouve votre souci de placer la société civile organisée au cœur de la réflexion politique.

Et j’ai eu le plaisir de noter que dans le cadre de la préparation de votre rapport vous aviez auditionné plusieurs membres du Cercle Richelieu Senghor : chef d’entreprise, diplomate ou universitaire. Ceux-ci ont pu ainsi partager avec vous leur expérience et vous faire part de leurs attentes.

Pour terminer je voudrais dire que le Conseil d’Administration du Cercle Richelieu Senghor qui s’est réuni tout à l’heure vient d’admettre deux nouveaux membres :

un membre à titre individuel, M. Pierre AUBA, chef d’entreprise, que nous avons déjà le plaisir d’accueillir  régulièrement au Cercle,

et un membre institutionnel, la Fédération Européenne des Ecoles (FEDE), un réseau de 530 établissements d’enseignement supérieur présent dans 35 pays. La FEDE, dont j’ai fait la connaissance de la Présidente à Erevan, est représentée ce soir par Mme Lauren MICHAUD, chargée des relations institutionnelles.

Je souhaite la bienvenue à ces deux nouveaux membres du Cercle Richelieu Senghor.

Tout à l’heure je présenterai comme à l’accoutumée notre invitée, Madame Marie-Béatrice LEVAUX, avant de lui donner la parole, mais à présent je vous laisse à vos échanges que je souhaite chaleureux et enrichissants.

 

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