Monsieur Fabrice LE SACHÉ / Accélérer les liens économiques entre entreprises francophones

Monsieur Fabrice Le SACHÉ
Monsieur Fabrice Le SACHÉ

« Invité hier par le cercle Richelieu Senghor au Sénat, j’ai pu exprimer notre engagement total pour la francophonie économique. MEDEF International agit dès à présent pour replacer les entreprises au cœur de l’espace francophone. Avec nos homologues tunisiens de l’UTICA union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat nous avons annoncé la préparation d’un sommet économique francophone à hashtag#Tunis en 2020. Connecter les entreprises francophones entre elles et animer cette communauté d’affaires sera également une priorité pour créer un réseau opérationnel et une continuité entre ces sommets. Nous travaillons également avec tous nos partenaires francophones pour identifier des actions précises, concrètes, à mettre en oeuvre rapidement et dont les avancées pourraient être évaluées périodiquement, en lien avec les autorités politiques et les institutions. »

Monsieur Fabrice Le SACHÉ
Monsieur Fabrice Le SACHÉ

Biographie de Monsieur Fabrice Le SACHÉ :

Cher Monsieur Le Saché,

Vous êtes chef d’entreprise et vous êtes également impliqué dans le mouvement patronal au sein du MEDEF.

En tant que chef d’entreprise vous êtes Président et fondateur d’Aera Group, leader de l’ingénierie finance climat en Afrique. L’activité de votre entreprise a trait à la certification carbone et à l’orientation des investissements vers les technologies à faible impact carbone. Vous êtes donc très engagé dans le développement durable et dans l’innovation technologique avec des projets dans une vingtaine de pays africains.

Au sein du mouvement patronal vous êtes administrateur de MEDEF international et également porte-parole, vice-président du MEDEF.

Vous avez une formation juridique : une licence en droit comparé de l’Université de San Diego, en Californie, une maîtrise en droit international public de l’université Paris2 Panthéon-Assas, et vous êtes diplômé de l’Institut des Hautes Etudes Internationales de l’université de Paris Panthéon-Sorbonne.
Sans plus tarder, cher Monsieur Le Saché, je vous donne la parole


Introduction d’Alban BOGEAT :

« Madame la Déléguée générale du Québec, chère Line  Beauchamp,

Madame la Déléguée générale de Wallonie-Bruxelles, chère Fabienne Reuter,

Chers membres du Cercle,

Chers Amis,

Nous avons le plaisir d’accueillir ce soir M. Fabrice Le Saché, porte-parole et vice-président du MEDEF.

Je tiens à souligner aussi la présence de M. Philippe Gautier, Directeur général de MEDEF international.

Cher M. Le Saché, j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt une table ronde consacrée à la francophonie économique dans laquelle vous interveniez, en novembre dernier à la Porte Dorée, lors des 24H de l’international, et je vous remercie vivement d’avoir accepté à la suite de cela l’invitation du Cercle Richelieu Senghor

Le Cercle est un espace d’échange et de réflexion sur la francophonie et le dialogue des cultures. Depuis que j’en ai pris la présidence il y a un peu plus d’un an, j’ai toujours souhaité pouvoir aborder le volet économique de la francophonie au cours d’un de nos dîners. Et je suis ravi que l’occasion nous en soit donnée ce soir grâce au MEDEF.

En effet, au-delà de l’aspect purement culturel ou linguistique de la francophonie, il me paraît indispensable d’en appréhender aussi la dimension économique, et ses implications pour le monde de l’entreprise.

J’espère que le sujet abordé ce soir constituera une première étape sur cette voie, et que ce thème de la francophonie économique, nous pourrons le décliner à l’avenir dans le cadre de notre programme de dîners-débats mensuels.

Je voudrais rappeler quelques chiffres : il y a aujourd’hui, selon l’Organisation Internationale de la Francophonie plus de 200 millions de locuteurs francophones sur les 5 continents et l’OIF en espère 700 millions en 2050, dont plus de 80% en Afrique.

L’espace francophone représente donc, de par son poids démographique, un potentiel prometteur pour les entreprises.  Même s’il faut quelque peu nuancer ce propos :

En effet, la présence sur les 5 continents peut aussi s’avérer un facteur de fragmentation du marché.

Par ailleurs les francophones sont souvent minoritaires dans leur propre pays : c’est le cas en Suisse, Belgique, Canada, Liban.

Enfin les pays présentant la plus forte croissance démographique sont hélas aussi parmi les plus défavorisés (Afrique sub-saharienne, Haïti)

Cependant malgré ces faiblesses, l’espace francophone recèle un potentiel économique certain. Je n’en veux pour preuve que l’intérêt affiché par des pays étrangers et non des moindres.

1er exemple : la Chine ; il est bien connu que celle-ci s’intéresse à l’Afrique, notamment pour ses richesses minières, et pour ses productions agricoles.

2ème exemple – L’Allemagne : je voudrais citer un cas qui me semble particulièrement significatif. C’est celui de la principale fédération allemande de PME, la BVMW, basée à Berlin, qui s’est dotée d’un département « pays francophones » dirigé par une jeune africaine, formée en France. Cette structure dispose d’un réseau international dans plus de 40 pays et se présente comme une « passerelle entre l’Allemagne et les pays francophones ». J’avais invité cette responsable pour notre dîner de ce soir, mais elle est actuellement en mission en Côte d’Ivoire.

3ème exemple : le Japon. Demain se tient à Paris, au Centre culturel japonais, un « Forum de promotion des investissements en Afrique » sous l’égide du JETRO qui est l’agence japonaise du commerce extérieur, avec le soutien entre autres de la chambre de commerce et d’industrie de Paris.

Voilà s’il en était besoin quelques illustrations de l’attrait économique de l’espace francophone tel que perçu par des pays qui lui sont extérieurs.

Cher Monsieur Le Saché, vous avez choisi d’évoquer avec nous comment « accélérer les liens économiques entre entreprises francophones », et nous aurons plaisir à vous écouter tout à l’heure. Auparavant je présenterai comme de coutume votre biographie.

Avant de terminer cette introduction, Chers Amis, je voudrais évoquer un événement qui nous a profondément attristés : c’est la disparition d’un membre éminent du Cercle Richelieu Senghor, fervent défenseur de la francophonie, Monsieur Bernard Dorin, Ambassadeur de France, Président d’honneur du Cercle, qui nous a quittés le 20 février dernier.

J’ai représenté le Cercle à ses obsèques.

Et je voudrais maintenant donner la parole à Madame Anne Magnant, en sa qualité de Présidente d’honneur du Cercle, pour qu’elle rende hommage à la mémoire de Bernard Dorin, en présence de deux de ses enfants, Sophie et Alban Dorin, que nous avons plaisir à accueillir parmi nous. »

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