Le mot de la présidente à l'occasion des voeux 2014

 

Madame la Déléguée générale Wallonie Bruxelles en France, Madame Fabienne Reuter,

Madame la Directrice du Centre Wallonie-Bruxelles en France, Madame Anne Lenoir,

Chers Invités, Chers Membres, Chers Amis,

Le Cercle Richelieu Senghor de Paris est très honoré d’être accueilli aujourd’hui, pour le Nouvel An, à la Délégation générale Wallonie-Bruxelles.

La Délégation générale Wallonie-Bruxelles et le Centre Wallonie-Bruxelles occupent une place essentielle dans la coopération francophone, par leurs actions multilatérales avec la Francophonie institutionnelle mais également par les synergies qu’ils mettent en œuvre avec les acteurs de la société civile, comme aujourd’hui, avec nous, le Cercle Richelieu Senghor de Paris. Vous abriterez, bientôt, un des rendez-vous phares pour les francophones puisque le 2ème Forum mondial de la langue française se tiendra à Liège en 2015, après celui de Québec en 2013.

Aujourd’hui, c’est pour nous un privilège de partager ce moment de francophonie festive avec vous, Mme Fabienne Reuter, Madame Anne Lenoir. Je formule le vœu que d’autres occasions nous soient données de nous retrouver. En effet, le partage du français crée entre nous des relations de proximité qui ne sont parfois même pas interrogées : au moins jusqu’à ce que nous découvrions l’originalité des belges francophones, leur liberté, la dimension poétique et artistique de leurs réalisations. Cela nous donne envie de nous rapprocher de vous, pour mieux comprendre nos subtiles différences à travers notre langue commune.

Le Cercle Richelieu Senghor de Paris participe au rayonnement de la francophonie. Il agit « comme une pépinière d’idées » francophones par l’animation de débats au sein de ses dîners mensuels, la remise d’un prix annuel et l’organisation de colloques en France et à l’étranger.

Lors de son élection à l’Académie française, Dany Laferrière, canadien d’origine haïtienne s’est qualifié d’écrivain « de nulle part » cependant, il se revendique de la langue française pour créer, depuis 30 ans, un pont entre Haïti et le Québec. Il rejoint Albert Camus et Jean Marie Gabriel Le Clézio pour qui, la langue française est leur « seule patrie, leur seul pays ». Cette patrie qui traverse les continents, allie les énergies et fédère les diversités culturelles pour créer un "vivre ensemble" respectueux de chacun.

Comme ces éclaireurs de l’esprit, nous aussi, nous « parions sur cette relation » avec la langue française pour construire des passerelles, privilégier le dialogue et tisser du lien pour agir solidairement. Le français est une langue de communication mais aussi une langue de l’économie, des sciences et du progrès; c’est le vecteur d’un véritable projet politique de société dans lequel l’humain retrouve toute sa place.

Permettez-moi en ce début d’année de formuler quelques vœux.

Qu’en 2014 la force d’attraction de la Francophonie réalise la synthèse de pluriels diversifiés refusant la fatalité d’une mondialisation uniformisée,

Qu’en 2014 la modernité de la Francophonie et son adéquation avec l’évolution du monde soit affirmée, assumée et décomplexée,

Qu’en 2014 la société civile francophone reste une source d’inspiration très forte, un relai constant mais également un partenaire exigeant de la Francophonie institutionnelle pour permettre à celle-ci de jouer son rôle de diplomatie d’influence.

Pour conclure, je souhaite qu’en 2014, la Francophonie s’inspire de ces ingénieurs indiens qui ont inventé un vélo équipé d’un moteur puisant son énergie au contact de chaque aspérité du chemin parcouru. Ainsi chaque difficulté devient une opportunité pour avancer ensemble.