(visioconférence) Le dynamisme de la Francophonie économique, en partenariat avec la Délégation du Québec

Visioconférence Cercle Richelieu Senghor

Communiqué d’Alban Bogeat :

En préambule le Président Alban Bogeat, après avoir souhaité la bienvenue à tous et remercié la Délégation du Québec, a présenté pour les nouveaux participants le Cercle Richelieu Senghor et ses priorités : refléter la Francophonie des 5 continents, et promouvoir la Francophonie économique.

Mme Claire Deronzier, déléguée du Québec aux affaires francophones et multilatérales
a évoqué les actions du gouvernement du Québec en soutien à la stratégie économique de la Francophonie dans le contexte du prochain sommet de Djerba. Une stratégie opérationnelle et concrète s’appuyant sur l’économie numérique et l’intelligence artificielle, pour favoriser l’employabilité et l’insertion professionnelle, le développement de l’entreprenariat des jeunes et des femmes, en vue d’une prospérité partagée et durable. Elle a souligné l’excellente initiative de l’OIF d’organiser des missions commerciales, et rappelé que la première se déroulera en octobre au Vietnam et au Cambodge. La Délégation du Québec reste à l’écoute de nouvelles initiatives pour développer des partenariats gagnant-gagnant.

Mme Seynabou Amy Ka, Conseillère en relations internationales, Ville de Montréal
a présenté le programme de « la couveuse » de la ville de Dakar, pour la promotion de l’emploi par la micro-entreprise, avec le soutien de l’Association internationale des maires francophones, l’appui technique de l’Ecole des entrepreneurs du Québec et le financement du gouvernement du Québec. L’accent est mis sur l’insertion des jeunes et des femmes, sur la formation, sur l’entrepreneuriat et son accompagnement, sur l’économie circulaire et la valorisation des produits locaux, pour une société plus prospère et inclusive donnant un meilleur accès à la santé et à l’éducation. Pour terminer, Mme Ka appelle de ses voeux la création d’une école des entrepreneurs à Dakar, qui fera aussi rayonner le Québec en Afrique.

M. Duong Nguyen Quoc Vinh, Chargé d’affaires a.i, Ambassade du Vietnam en France
a rappelé le rôle majeur joué par la Francophonie pour la réinsertion du Vietnam dans la communauté internationale, depuis 1985 jusqu’au sommet de Hanoï en 1997. Il a ensuite évoqué la montée en puissance de l’économie du Vietnam dans les années 2000, et les échanges commerciaux avec les pays francophones. Il a présenté enfin 3 domaines de coopération gagnant-gagnant du Vietnam avec les pays africains : les télécommunications, les produits agricoles, et la coopération agricole. En conclusion M. Duong a ouvert plusieurs pistes de réflexion pour la Francophonie économique : engager une coopération multilatérale, faciliter les circuits courts pour les producteurs en réduisant les maillons intermédiaires, mieux faire connaître le droit des affaires des pays francophones, et favoriser le réseautage.

Puis est venue l’heure de la partie ludique : un divertissement poétique et musical,
avec NANDA, Poétesse, slameuse, chanteuse et auteure, depuis sa ville de Port-Gentil, au Gabon, qui a enchanté l’auditoire avec ses textes engagés, odes à la différence, à la tolérance, messages d’espoir et son enthousiasme communicatif.


Texte d’introduction d’Alban Bogeat :

Chers Membres du Cercle Richelieu Senghor, chers Amis du Cercle,
Vous qui nous rejoignez, en France ou depuis l’étranger,

Je suis ravi de vous accueillir pour cette 3ème visioconférence sur le thème :
« Le dynamisme de la Francophonie économique », qui a été organisée en partenariat avec la Délégation du Québec, et je tiens à remercier chaleureusement Mme Claire Deronzier, Déléguée du Québec aux Affaires francophones et multilatérales à Paris, fidèle membre et amie du Cercle Richelieu Senghor, pour cette belle initiative et pour le travail préparatoire réalisé ensemble.

Je tiens bien sûr à remercier tout aussi chaleureusement nos intervenants que je présenterai à tour de rôle tout à l’heure avant de leur donner la parole.

Pour celles et ceux qui nous rejoignent pour la 1ère fois, je préciserai que le Cercle Richelieu Senghor de Paris est un espace d’échange et de réflexion sur la Francophonie et le dialogue des cultures.
Le Cercle organise (en temps normal) un dîner-débat par mois au restaurant du Sénat et décerne un Prix annuel. La pandémie a bien sûr bouleversé nos activités. Et pour maintenir le lien avec nos Membres et amis nous avons lancé en 2021 une série de visioconférences.

Le Cercle Richelieu Senghor est accrédité auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie en tant qu’ONG partenaire.

Il participe aux travaux du comité francophonie du CESE, le Conseil économique, social et environnemental, assemblée consultative de la République, qui représente la société civile.

Le Cercle Richelieu Senghor entretient également des liens suivis

  • avec le Ministère de la Culture, à travers sa Délégation générale à la langue française et aux langues de France
  • avec le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et son délégué aux affaires francophones, M. Gaël de Maisonneuve (dont je salue au passage la présence).

Le Cercle bénéficie du soutien de plusieurs fidèles partenaires :

  • La Délégation générale du Québec
  • La Délégation générale de Wallonie-Bruxelles
  • La chaîne de télévision TV5 Monde
  • L’Université de Lyon3 et son Institut international pour la Francophonie
  • La société le Cordon Bleu
  • La FEDE, Fédération Européenne des Ecoles

Quant au contenu de nos activités, je me suis fixé 2 priorités depuis que j’ai pris la Présidence du Cercle il y a 3 ans :

  • Refléter la Francophonie des 5 continents,
  • Promouvoir sa dimension économique

Refléter la Francophonie des 5 continents : La formule de la visioconférence nous a grandement aidés dans cette direction en nous permettant d’accueillir des correspondants lointains qui n’auraient pas pu être présents pour nos dîners à Paris.
C’est ainsi que j’ai pu vous présenter au cours des précédentes conférences quelques-uns de nos fidèles correspondants: une professeure à l’université de Moscou, un poète franco-chilien, le responsable de la cellule francophonie d’un camp de réfugiés en Tanzanie, plusieurs amis louisianais dont la directrice du CODOFIL, le Conseil pour le développement du français en Louisiane. Tous ces amis sont à nouveau présents, et je les remercie pour leur fidélité.
En tout, c’est une vingtaine de pays qui sont représentés aujourd’hui, et je m’en réjouis.
Voilà pour la francophonie des 5 continents…

En ce qui concerne le 2ème objectif
Promouvoir la dimension économique de la Francophonie :
C’est le sujet du jour…
Je suis persuadé qu’au 21ème siècle le rayonnement d’une langue est étroitement lié à son importance économique (sa capacité à fournir des emplois, aux jeunes en particulier, à offrir des opportunités d’échanges, à faciliter la communication entre les hommes).
Sur ce thème nous avons reçu en 2019 le vice-président et porte-parole du MEDEF, – l’organisation patronale française – M. Fabrice le Saché.
Un communiqué de sa part dans le Figaro vient tout juste d’annoncer la tenue d’un 1er forum économique francophone lors des prochaines journées du MEDEF fin août. Forum auquel les organisations patronales de 17 pays francophones ont d’ores et déjà confirmé leur participation.
Sur ce thème de la Francophonie économique, nous avons aussi reçu en 2020 le Directeur général honoraire de HEC Paris, M. Bernard Ramanantsoa.
Et tout récemment, en 2021 M. Vincent Deruelle co-fondateur d’un réseau international d’entrepreneurs francophones.

Voilà donc les deux priorités que je me suis fixées pour le Cercle.

Pour terminer, je rappellerai que l’année 2021 est très symbolique pour nous à double titre:

  • D’une part elle marque le cinquantenaire de la création du Cercle Richelieu Senghor (notre Présidente d’honneur Anne Magnant travaille sur un historique qui sera présenté à la rentrée prochaine).
  • Et d’autre part 2021 est l’année du 20ème anniversaire de la disparition de Léopold S. Senghor (nous prévoyons d’honorer sa mémoire lors de notre réunion du 9 novembre)

Il me reste à vous rappeler maintenant le programme de cette conférence, qui a pour thème le dynamisme de la francophonie économique. Nous accueillerons successivement

  • Mme Claire Deronzier Déléguée du Québec aux Affaires francophones et multilatérales,
  • Mme Seynabou Amy Ka,
    Conseillère en relations internationales, Ville de Montréal
  • M. Duong Nguyen Quoc Vinh,
    Chargé d’affaires a.i, Ambassade du Vietnam en France

Nous aurons ensuite une courte intervention de M. Jacques Krabal, député et Secrétaire général parlementaire de l’APF (Assemblée parlementaire de la francophonie) qui nous fait l’honneur de sa présence.

Après ces exposés sur la francophonie économique, j’ai prévu comme chaque fois une partie ludique pour vous faire découvrir un.e jeune artiste francophone. Nous partirons ce soir au Gabon, retrouver dans sa ville de Port Gentil, Nanda, Poétesse, slameuse, et chanteuse.


Notes recueillies par Josette Virasolvit :

Notes sur l’intervention de Mme Claire Deronzier,
Déléguée du Québec aux Affaires francophones et multilatérales

Madame Deronzier présente des projets phares, à haute valeur ajoutée, pilotés par le gouvernement québécois, en appui de la Francophonie, et qui devraient permettre aux Etats de la Francophonie de revisiter leur coopération, de resserrer leurs liens économiques et d’obtenir des résultats économiques plus visibles.
La stratégie économique qui sous-tend ces projets a pour objectif de surmonter la crise. Dans cette volonté d’une stratégie opérationnelle et concrète les échanges commerciaux ont été intensifiés, s’appuyant sur l’économie numérique et l’intelligence artificielle, dans le cadre de l’espace linguistique francophone, pour favoriser l’employabilité et l’insertion professionnelle en particulier des jeunes, qui représentent 60% de l’espace francophone et jusqu’à 75% dans certains Etats.
Ces actions structurantes ont amélioré les politiques publiques en matière d’organisation.
Une des grandes priorités du Québec dans la mise en route de ces stratégies a été d’engager ses acteurs sur le terrain. Beaucoup d’entre eux sont conscients que le français est un atout, une langue d’affaires et un vecteur de développement économique. Ils sont intéressés au rapprochement et à la croissance du marché francophone, avec un potentiel énorme : pour 1,2 milliards d’habitants, 20% des échanges mondiaux de marchandises et 16% de la richesse mondiale.
Madame Deronzier rappelle l’excellente initiative de l’OIF d’organiser des missions commerciales, et rappelle que la première se déroulera en octobre prochain au Vietnam et au Cambodge.
Il est important d’aller de l’avant et de trouver des raisons de contact, de réseautages entre les gens d’affaires et d’augmenter les échanges commerciaux et investissements au sein de l’espace francophone. Madame Deronzier insiste sur le fait que l’on ne peut pas agir seul et qu’il y a aussi un rôle à jouer sur le plan législatif.
Madame Deronzier profite de cette tribune pour citer l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, les acteurs de terrain, notamment, ceux du secteur privé, de la société civile qui doivent mettre leur pierre à l’édifice, et souligne l’excellent travail de réseau du RNF (réseau national de francophonie), réseau qui œuvre pour que les entreprises, notamment en Afrique, utilisent cette langue commune que sont les normes, pour favoriser les échanges.
Également le réseau des femmes d’affaires du Québec s’efforce de mobiliser les grandes entreprises francophones afin qu’elles diversifient leurs approvisionnements notamment à travers des entreprises tenues par des femmes.
Ces exemples montrent que l’espace francophone regorge de gens de talents qui peuvent apporter une contribution concrète.
Une représentation du Québec dans la grande famille francophone est ouverte à recevoir des projets de partenariats, en gagnant – gagnant et est à l’écoute pour faire valoir les initiatives.
Les résultats des premières mesures seront d’ailleurs très attendus par les gouvernements au sommet de Djerba en novembre prochain.
Il s’agit de montrer que le français est un vecteur d’intégration, un trait d’union entre les identités francophones diverses sur les 5 continents. C’est une langue moderne, adaptée au 21e siècle. Les acteurs francophones jouent un rôle essentiel dans cette dynamique.
Madame Deronzier termine son intervention en souhaitant une prospérité partagée et durable, le développement de l’entreprenariat des jeunes, des femmes, s’inscrivant dans le temps long et nous donne rendez-vous pour de nouveaux projets inspirants à imaginer et à renforcer.

Notes sur l’intervention de Mme Seynabou Amy Ka
Conseillère en relations internationales, Ville de Montréal

Mme Seynabou Amy Ka présente les capacités de renforcement du programme de « la couveuse » de la ville de Dakar, pour la promotion de l’emploi par la micro-entreprise.
Ce projet est entièrement francophone, mis en œuvre par deux entreprises francophones, financé par l’opérateur francophone le plus dynamique, l’Association internationale des maires francophones, avec l’appui technique de l’Ecole des entrepreneurs du Québec et dont le principal bailleur de fond est le gouvernement du Québec.
Les deux villes, Dakar et Montréal, entretiennent des relations privilégiées depuis plusieurs années. C’est une entente de coopération et d’amitié venue consolider le tout en octobre 2015, incluant appui en fiscalité, gestion des ressources humaines.
Les projets de renforcement de la couveuse visent à réduire le taux de chômage et de précarité, qui touche surtout les femmes.
Le projet va également promouvoir l’entreprenariat féminin et contribuera à la recherche de solutions pour l’insertion professionnelle et la création d’activités génératrices d’emploi. Cinquante jeunes entrepreneurs ont été sélectionnés et vont apprendre à entreprendre à travers un parcours de l’Ecole des entrepreneurs du Québec. Suite à la pandémie c’est le mode virtuel qui a été privilégié pour la formation, le coaching, les ateliers. Il y a eu ainsi plus de cent rencontres virtuelles. Trente-deux dirigeants d’entreprise sortiront de cette promotion.
Quinze domaines d’expertise sont traités, 140000 dollars en bourses seront donnés aux entrepreneurs.
Les vingt premiers entrepreneurs de la 1e promotion seront accompagnés dans un souci de pérennité, pour ne pas fermer au bout d’un an.
A quelques semaines de la fin de ce projet on ne peut que se réjouir des
retombées concrètes en matière de richesse en secteurs, de créations d’emploi. Les secteurs d’activités sont innovants, concrets, mettent l’accent sur la résilience : comme par exemple le changement climatique, l’économie circulaire permettant d’écouler les produits locaux, d’en transformer certains en sirop, conserves… de créer de nouvelles variétés de légumes. Une plateforme met ainsi en relation producteurs et consommateurs. Le biodégradable est aussi travaillé, la mode : confection d’accessoires, meubles, valorisent le patrimoine local.
L’accent est aussi mis sur l’égalité femmes/ hommes, pour une société plus prospère et inclusive, donnant un plus grand accès à la santé et à l’éducation.
Mme Seynabou Amy Ka cite l’exemple des masques : 30000 masques ont été fabriqués pendant la pandémie et distribués.
Montréal et ses partenaires ancrent ce projet dans l’égalité : la couveuse s’engage à agir contre les iniquités, la discrimination, les violences faites aux femmes.
Le volet de normalisation aide à s’ouvrir à l’exportation et à une échelle de valeurs internationales avec financements du Ministère des relations internationales et de la Francophonie. Le réseau de normalisation va en assurer la formation.
La ville de Montréal offre ses compétences, son expertise en économie sociale et solidaire, en gestion du temps …
A quelques semaines de la fin du projet, Mme Seynabou Amy Ka remercie la couveuse et également l’Association internationale des maires francophones pour ce projet, modèle de coopération, qui est préférable au don d’argent. L’appui est en outre tropicalisé, c’est à dire adapté aux réalités dakaroises.
Pour terminer, Mme Seynabou Amy Ka formule le souhait de la création d’une école des entrepreneurs à Dakar, qui fera aussi rayonner le Québec en Afrique.

Notes sur l’intervention de M. Nguyen Duong Quoc Vinh,
Chargé d’affaires à l’Ambassade du Vietnam en France

M. Nguyen Duong Quoc Vinh présente les liens entre la francophonie économique et le Vietnam, en 3 parties :

1 La Francophonie a joué un rôle important dans la réinsertion du Vietnam au sein de la communauté internationale : en 1985 le déclic a été la Francophonie. Utilisée comme tremplin, elle a facilité la réinsertion du pays dans la communauté internationale. Ainsi François Mitterrand a été le 1er président français à se rendre au Vietnam depuis les années 1950. A l’issue de cette visite historique il a été décidé que le Vietnam accueillerait en 1997 le 7e sommet de la Francophonie.
M. Nguyen Duong Quoc Vinh insiste sur le fait que la langue c’est très important, c’est le ciment, mais qu’il faut lui donner une substance et c’est ainsi qu’a été proposée la coopération économique francophone.
Après 1997, le Vietnam s’est intégré internationalement mais tout a débuté avec la langue, la formation du personnel en français sur plusieurs années pour ce sommet.
Oxfam au Québec, très actif, avec comme langue exigée le français, a également aidé, avec la formation, à cette évolution.

2 En point 2, M. Nguyen Duong Quoc Vinh présente la montée en puissance de l’économie du Vietnam depuis 2000.
Le pays a développé son industrie, exporte riz, café, poivre, importe la noix de cajou, en lien avec l’Afrique. L’économie est très ouverte sur l’extérieur et le Vietnam a signé de nombreux accords de libre-échange avec des membres de la Francophonie et de l’Union européenne.
Ces relations sont construites sur une base politique et culturelle, l’appartenance à la langue française aussi, l’appartenance à la Francophonie.
Avant 2000 ses échanges avec l’Afrique étaient peu nombreux à cause de la distance. C’était juste de l’assistance technique, médecins, enseignants principalement.
En 2010 avec le 2e forum de coopération au Vietnam il y a eu une prise de conscience de l’importance de la langue française car on parle peu l’anglais en Afrique.

3- En point 3, M. Nguyen Duong Quoc Vinh présente trois domaines de coopération avec les pays africains :
-1er secteur : les télécommunications, au bénéfice des zones rurales et des faibles revenus. Ainsi des applications ont été développées pour envoyer de l’argent directement par smartphone.
-2e secteur : les produits agricoles, l’importation de noix de cajou avec la Côte d’Ivoire, considérée comme produit stratégique avec lutte contre la contrebande, construction d’une usine. Ce sont des échanges gagnant /gagnant ici aussi, une logique de codéveloppement.
A cet effet, M. Nguyen Duong Quoc Vinh met l’accent sur le rôle de réseautage, la coordination, pour permettre aux pays africains de s’intégrer dans l’échelle de valeurs mondiale ;
-3e secteur : la coopération agricole : des experts sont envoyés pour aider à développer les cultures locales, par ex. irriguer le riz, développer les petites cultures pour diversifier les sources de revenus des petits producteurs, accompagner les petites et moyennes entreprises.

Conclusion : M. Nguyen Duong Quoc Vinh rappelle la reconnaissance du Vietnam vis-à-vis de la Francophonie.
Et propose plusieurs pistes de réflexion de Francophonie économique :
• Engager la coopération Nord-Sud en une approche multilatérale, organisée prochainement ;
• Faciliter les contacts directs entre producteurs/investisseurs, réduire les maillons intermédiaires ;
• Mieux connaitre le droit des affaires des pays francophones (l’OIF a beaucoup aidé),
• Favoriser le réseautage entre personnes, entre pays, le numérique qui crée beaucoup d’emplois, par ex. être réparateur de smartphone.


Biographies des intervenants :

Mme Claire Deronzier, Déléguée du Québec aux Affaires francophones et multilatérales, à Paris.

Elle possède une vaste expérience de l’administration publique.
Au sein du gouvernement du Québec, elle a notamment dirigé le développement des politiques publiques en matière de gestion de la diversité et d’intégration des immigrants.
De 2013 à 2017 elle a été Déléguée générale du Québec à Tokyo.
Mme Deronzier a ensuite rejoint l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Paris, de 2017 à 2019, en tant que Chargée de mission en matière d’égalité Femmes-Hommes.
En 2019, elle a été nommée Déléguée du Québec aux Affaires francophones et multilatérales à Paris; à ce titre elle représente le Québec auprès de la Francophonie et de l’OCDE. Elle a assuré le rôle de co-pilote du Comité d’actualisation de la Stratégie économique pour la Francophonie et de présidente par intérim de la Commission économique de l’OIF.

Mme Seynabou Amy Ka conseillère en relations internationales à la Ville de Montréal.

Possédant 14 ans d’expérience au sein de l’appareil municipal, elle est en charge des relations bilatérales avec les villes africaines, haïtiennes et maghrébines.
Mme Ka œuvre aussi en diplomatie et pilote les dossiers de la Francophonie, des actions humanitaires, de la jeunesse, de l’égalité femmes/hommes, de l’alimentation et du droit à l’alimentation, en lien avec la FAO.
Responsable de la solidarité et du développement international, elle est chargée de la mise en œuvre des projets de coopération dont le projet de renforcement des capacités entrepreneuriales de la Couveuse d’entreprises de Dakar, le projet d’informatisation du registre foncier en Haïti et du Programme de coopération municipale Haïti/Canada.
Diplômée de l’Université du Québec à Montréal, Mme Ka est lauréate de plusieurs prix pour son engagement dans les programmes de coopération internationale.

M. DUONG Nguyen Quoc Vinh Chargé d’affaires a.i, Ambassade du Vietnam en France

M. DUONG est détenteur d’un Mastère en administration publique de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), promotion Léopold Sédar Senghor, et d’une licence en langue et civilisation françaises de l’Ecole normale supérieure de langues étrangères de Hanoï.
Passionné par les langues, il possède une vaste expérience dans le domaine de la traduction et de l’enseignement du français. Il a été conseiller linguistique et accompagnateur personnel auprès de la Vice-Présidente de la République du Vietnam, puis du Président de la République, à l’occasion de cinq Sommets de la Francophonie. Il a également été chef du Service francophone et des langues rares du Ministère vietnamien des Affaires étrangères.
De 2019 à 2020, M. DUONG a été conseiller politique à l’Ambassade du Vietnam à Paris, puis premier conseiller. Depuis avril 2021, il est chargé d’affaires de l’Ambassade et Représentant permanent par intérim du Président de la République du Vietnam auprès de la Francophonie.

Nanda, Poétesse, slameuse, chanteuse et auteure, que nous allons rejoindre dans sa ville de Port-Gentil, au Gabon…
Nanda se définit ainsi, je cite ses propres termes :
« Artiviste singulièrement plurielle, Poétesse Slameuse, chanteuse, et Auteure, Nanda est Parolière sans frontières, Passeuse de mots, d’Amour, d’espoir, de poésie.
Souvent sage-femme poétique aidant autrui à accoucher de la poésie, elle anime des ateliers poétiques, de prise de parole en public…
Elle a pris part à plusieurs festivals à travers le monde.
Nanda est aussi titulaire d’un doctorat, elle est enseignante chercheure en psychologie du travail et environnementale.
Son collectif #LoSyndicat a lancé entre autres le festival Africain de poésie en ligne
« Les Powêtudes »
Co-initiatrice d’une bibliothèque citoyenne à Port-Gentil au Gabon, la bibliothèque « Le Maquis »
Elle vient d’enregistrer son premier disque. L’album s’intitule Mié Kamba, Je parole, et il est sorti le 1er octobre 2020 »

search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close